Waarom je nooit ziek wordt in de winter: het geheim zit in je neus

Chaque année, c’est la même bataille : pendant que certains de vos collègues éternuent bruyamment pendant quelques jours avant de reprendre le travail, vous semblez attraper chaque virus qui traîne. Surtout en hiver, cette différence frappante dans la façon dont nos corps réagissent aux infections virales peut être frustrante. Mais que se passe-t-il réellement au niveau cellulaire, et pourquoi certains d’entre nous semblent-ils avoir un système immunitaire plus robuste ? Les scientifiques ont enfin mis le doigt sur un mécanisme surprenant qui pourrait expliquer tout cela.

Le nez : bien plus qu’une simple voie d’entrée

Pendant longtemps, les médecins savaient que les mêmes virus pouvaient provoquer des réactions très différentes chez les personnes, mais les raisons exactes restaient floues. Une nouvelle étude révolutionnaire de l’Université de Yale vient d’éclairer notre compréhension, se concentrant sur une partie de notre anatomie souvent négligée : notre nez.

Une “nez artificiel” pour des découvertes inédites

Pour vraiment comprendre ce qui se passe dans nos voies respiratoires, des modèles cellulaires traditionnels ne suffisaient pas. Les chercheurs ont opté pour une approche plus sophistiquée : un modèle d’interface air-liquide (ALI). Ce modèle reproduit fidèlement la manière dont nos cellules nasales vivent : une partie exposée à l’air que nous respirons, l’autre nourrie par la circulation sanguine. Cela permet de créer des organoïdes, de minuscules structures tissulaires qui imitent la muqueuse nasale humaine avec ses cils (pour évacuer les débris) et ses cellules caliciformes (productrices de mucus). Mieux encore, ces modèles réagissent aux virus comme le ferait un être humain vivant.

Grâce à des techniques de séquençage de l’ARN unicellulaire (scRNA-seq), les scientifiques ont pu “interroger” chaque cellule individuellement. Ils ont pu identifier quelles cellules étaient infectées, lesquelles envoyaient des signaux d’alerte, et lesquelles mouraient.

Scénario 1 : La réponse immunitaire idéale (Le Bouclier d’Interféron)

Quand un virus comme le rhinovirus pénètre dans les voies nasales d’une personne en bonne santé, une opération de défense silencieuse mais extrêmement efficace se met en marche. Les cellules épithéliales saines reconnaissent le virus et activent une voie de signalisation appelée interférons (en particulier les interférons de type III ou IFN-λ).

  • Détection : Les capteurs des cellules identifient l’ARN viral.
  • Alerte : La cellule libère des interférons.
  • Protection des voisins : Ces interférons préparent non seulement la cellule infectée, mais aussi toutes les cellules environnantes à se mettre en “mode antiviral”, comme si elles fermaient portes et fenêtres.
  • Résultat : Les recherches indiquent que grâce à ce mécanisme, moins de 2 % des cellules nasales sont infectées. Le virus est bloqué, l’inflammation est minime, et vous ressentez à peine une gêne.

Scénario 2 : L’échec de la défense (La Tempête Inflammatoire)

Mais que se passe-t-il lorsque ce bouclier d’interféron ne fonctionne pas correctement ? C’est la question cruciale, car il est établi que les cellules épithéliales chez les fumeurs, les asthmatiques et les personnes âgées produisent souvent moins d’interféron.

Les chercheurs ont simulé cette situation en bloquant la production d’interféron. Les résultats ont été frappants : sans cette protection, le virus se propageait de manière incontrôlable. Le nombre de cellules infectées grimpait de moins de 2 % à plus de 30 %. Lorsque les cellules réalisent que leur “défense silencieuse” a échoué, elles déclenchent une réponse inflammatoire extrême, un véritable “plan B” dévastateur.

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Le rôle clé de la NLRP1 Inflammasome

Cette inflammation dangereuse est principalement orchestrée par une structure appelée NLRP1 inflammasome. Le rhinovirus, pour se multiplier, produit des enzymes (protéases virales, comme la protéase 3C) qui découpent ses propres protéines. Il s’avère que ces protéases virales peuvent accidentellement “couper” la protéine humaine NLRP1. La NLRP1 coupée s’active alors et forme un complexe de protéines, une véritable bombe moléculaire.

Cette inflammasome activée déclenche ensuite une cascade :

  • Elle active l’enzyme caspase-1.
  • La caspase-1 découpe et libère l’Interleukine-1β (IL-1β), un puissant signal inflammatoire.

Le cercle vicieux : mucus, inflammation et essoufflement

La libération d’IL-1β crée une réaction en chaîne : elle signale à toutes les cellules environnantes, même celles qui ne sont pas infectées, qu’une invasion a lieu. Celles-ci se mettent alors à produire massivement du mucus (appelé MUC5AC), ce qui entraîne une hypersécrétion. Des cellules immunitaires appelées neutrophiles sont attirées, intensifiant encore l’inflammation. Finalement, les cellules meurent dans un processus appelé pyroptose, endommageant la barrière de vos voies respiratoires.

En pratique, cela se traduit par :

  • Chez les asthmatiques : Les voies respiratoires se bouchent avec un mucus épais, provoquant des spasmes.
  • Chez les patients atteints de BPCO : L’épithélium endommagé ne peut plus se nettoyer, favorisant les infections bactériennes secondaires.

Une bonne nouvelle pour la médecine ?

Cette découverte est révolutionnaire car elle montre que ce n’est pas toujours le virus lui-même qui cause le plus de dégâts, mais notre propre réaction inflammatoire, surtout lorsque la première ligne de défense (les interférons) échoue. Les chercheurs ont identifié trois cibles potentielles pour de futurs traitements :

  • Blocage de NLRP1 : Empêcher la protéase virale d’activer NLRP1.
  • Blocage des récepteurs d’IL-1 : Bloquer le signal envoyé par IL-1β pour stopper l’hypersécrétion de mucus.
  • Rupintrivir (inhibiteur de protéase 3C) : Bien que n’ayant pas fonctionné comme antiviral direct contre le rhume, il pourrait agir comme anti-inflammatoire en bloquant la protéase virale et donc l’activation de NLRP1.

En résumé : Cette étude explique la disparité biologique face au rhume. Si votre système immunitaire fonctionne au mieux, le rhinovirus est neutralisé discrètement. Mais si votre réponse interféron est affaiblie, le virus se déchaîne et votre corps déclenche une réponse inflammatoire dévastatrice. À l’avenir, cela pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements, non pas pour “tuer” le virus, mais pour moduler notre réponse nasale, protégeant ainsi les personnes les plus vulnérables.

N’oubliez pas que cet article est à titre informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale. En cas de problème de santé, consultez toujours un professionnel.

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